Foire aux questions
Vous souhaitez en savoir plus sur l’avortement? Consultez notre foire aux questions ci-dessous!
Les options d’avortement
Dans le cadre d’un avortement par médicaments, vous prenez deux types de comprimés. Le premier médicament s’appelle la mifépristone. Il bloque les hormones nécessaires au développement de la grossesse. Quelques heures ou un à deux jours après la prise de ce premier médicament, vous prenez quatre comprimés de misoprostol. Ce médicament provoque des contractions de l’utérus afin d’expulser la grossesse. Pour la plupart des personnes, l’expérience ressemble à une fausse couche ou à des règles très abondantes.
Certaines personnes préfèrent l’avortement par médicaments parce qu’il offre plus d’intimité, peut se dérouler à la maison et évite une intervention en clinique. Cette méthode est efficace dans plus de 98 % des cas. Dans environ 2 % des cas, une aspiration utérine sera nécessaire par la suite, soit parce que les médicaments n’ont pas fonctionné comme prévu, soit en raison de saignements trop abondants.
L’aspiration utérine se fait en clinique ou dans un cabinet médical et correspond à un avortement par instruments. Pour l’intervention, vous devez retirer vos vêtements du bas. Puis, le ou la prestataire de soins insère un spéculum, comme lors d’un test Pap, et administre un médicament pour engourdir la région du col de l’utérus. Le col est ensuite ouvert doucement pour permettre l’insertion d’un petit tube en plastique, qu’on appelle une « canule », dans l’utérus. Un appareil d’aspiration, manuel ou électrique, est ensuite utilisé pour retirer la grossesse. L’intervention dure environ 5 à 10 minutes. Aucune coupure ni incision n’est nécessaire.
Cela dépend vraiment de chaque personne. Certaines personnes préfèrent l’avortement par médicaments parce qu’elles peuvent prendre les comprimés chez elles, en toute intimité et entourées de leurs proches. Elles n’ont pas à se déshabiller dans un cabinet médical ni à subir une aspiration. Ces personnes se sentent à l’aise de vivre des saignements et des crampes, et sont en mesure de faire un suivi si quelque chose les inquiète.
D’autres personnes préfèrent un avortement par instruments parce que l’intervention est rapide et qu’une fois terminée, elles savent qu’elles ne sont plus enceintes. Cela peut être un grand soulagement de quitter la clinique en sachant que l’avortement est complété. Chaque personne est différente, et c’est à elle de décider!
Au Canada, moins de 10 % des avortements ont lieu après 14 semaines3. L’intervention est alors un peu différente. Des médicaments peuvent être administrés ou des dilatateurs peuvent être insérés pendant la nuit pour ouvrir le col de l’utérus. On procède ensuite à une aspiration, parfois en combinaison avec d’autres instruments. Même si l’ensemble du processus prend un peu plus de temps, l’intervention elle-même est très courte. Elle dure environ 10 minutes et aucune coupure ni incision n’est nécessaire. Ces avortements pratiqués plus tard dans la grossesse peuvent être réalisés de façon sécuritaire en clinique; il n’est pas nécessaire qu’elles aient lieu à l’hôpital ou en salle d’opération4.
Notre équipe d’accès à l’avortement est là pour vous accompagner. Nous offrons un service de counseling à court terme pour vous soutenir dans votre prise de décision. Notre équipe propose un accompagnement et de l’information sans jugement, centrés sur la personne et fondés sur des données probantes.
L’expérience de l’avortement
Les meilleures données médicales disponibles montrent que l’avortement est plus sécuritaire qu’une intervention dentaire ou qu’une chirurgie esthétique¹ et beaucoup plus sécuritaire que l’accouchement. Selon ces données, aux États-Unis, une femme a environ 15 à 25 fois plus de risques de mourir à la suite d’un accouchement que lors d’un avortement2.
L’avortement est plus sécuritaire que la grossesse et l’accouchement. Avoir plus d’un avortement est donc plus sécuritaire que d’avoir plus d’un enfant. Il n’y a pas de nombre maximal d’avortements qu’une personne peut avoir au cours de sa vie.
Selon les meilleures données médicales disponibles, un avortement n’affecte pas la capacité d’une personne à retomber enceinte à l’avenir. En fait, la fertilité revient généralement rapidement après l’avortement. Si une personne souhaite éviter une nouvelle grossesse, il est recommandé qu’elle commence à utiliser une méthode de contraception fiable immédiatement après l’avortement.
Les personnes choisissent l’avortement parce qu’elles ont conclu que c’est la décision qui leur convient le mieux à ce moment de leur vie. Les meilleures données disponibles montrent que, cinq ans plus tard, plus de 99 % des personnes considèrent toujours que c’était le bon choix5.
Même si l’écrasante majorité des personnes ne regrettent pas leur décision, il est important de reconnaître que certaines peuvent vivre des émotions complexes. Toutes les émotions sont valides.
Lors d’un avortement par instruments, la plupart des personnes qui reçoivent une sédation légère ou modérée ressentent des crampes ou de fortes contractions lorsque le col de l’utérus est dilaté et pendant l’aspiration. La procédure est toutefois très courte – environ cinq à dix minutes – et les médicaments aident à réduire l’inconfort. La plupart des personnes se sentent déjà beaucoup mieux en quittant la clinique et peuvent reprendre leurs activités habituelles dès le lendemain.
Dans le cas d’un avortement par médicaments, les crampes et les saignements commencent généralement une à quatre heures après la prise du misoprostol. Des saignements abondants et des crampes ont lieu pendant quelques heures. Il est aussi possible d’avoir des nausées, de la diarrhée, des frissons ou des vomissements. Ces symptômes signifient habituellement que les médicaments commencent à faire effet, mais ils ne signifient pas que l’avortement est déjà complété.
Envie d’en apprendre davantage sur l’avortement?
Consultez notre page de ressources pour soutenir les personnes en démarche d’avortement afin de trouver de l’information sur une variété de sujets liés à l’avortement. Les ressources reflètent une diversité de perspectives et couvrent un large éventail de thèmes.
L’accès aux soins d’avortement
Les personnes qui ont recours à l’avortement ont des identités, des parcours et des situations très diversifiés. Chaque histoire est différente et aucune raison de recourir à l’avortement n’est plus valable qu’une autre.
L’avortement est aussi très courant. Environ une femme sur trois au Canada aura au moins un avortement avant l’âge de 45 ans[I]. La plupart des personnes qui ont recours à l’avortement ont déjà un enfant ou plus et plusieurs auront plus d’un avortement au cours de leur vie. Même si les statistiques accessibles au public se concentrent sur le nombre de femmes ayant recours à l’avortement, nous savons que des personnes trans et non binaires ont également recours à l’avortement et qu’elles méritent des services d’avortement respectueux et adaptés.
L’avortement par médicaments peut être prescrit par des médecins, des infirmier·ère·s praticien·ne·s et, de plus en plus, par des sages-femmes. Les professionnel·le·s autorisé·e·s à prescrire peuvent varier d’une province ou d’un territoire à l’autre.
Les avortements par instruments sont réalisés par des équipes de soins dirigées par des médecins, dans des cliniques en milieu communautaire ou hospitalier.
Au Canada, les avortements sont offerts dans différents milieux selon le type d’avortement et les services disponibles dans chaque région.
L’avortement par médicaments peut être prescrit par des médecins, des infirmier·ère·s praticien·ne·s et, de plus en plus, par des sages-femmes. Les professionnel·le·s autorisé·e·s à prescrire peuvent varier d’une province ou d’un territoire à l’autre. Après avoir obtenu leurs médicaments en pharmacie, les personnes qui ont recours à l’avortement par médicaments prennent généralement les comprimés à la maison ou dans un autre lieu où elles se sentent en sécurité et à l’aise.
Les avortements par instruments sont offerts dans des cliniques communautaires (qui offrent des services d’avortement et/ou d’autres soins en santé reproductive comme le dépistage des ITSS ou la contraception) ainsi que dans des cliniques en milieu hospitalier. Dans certaines communautés, vous pouvez avoir le choix du type de clinique, tandis que dans d’autres, une seule option est offerte. Il est aussi possible que vous ayez à vous déplacer hors de votre région pour obtenir un avortement.
L’application Choice Connect est un outil vous permettant de trouver un·e prestataire de services d’avortement dans votre région. Si vous ne trouvez pas de prestataire, vous pouvez nous contacter et nous pourrons vous offrir du soutien.
L’avortement par médicaments est couvert par les régimes d’assurance maladie provinciaux et territoriaux, ainsi que par certains régimes d’assurance nationaux. Il arrive toutefois que des personnes qui ne sont pas couvertes par un régime provincial ou territorial rencontrent des difficultés à faire couvrir le coût des médicaments. Les personnes sans assurance (par exemple, celles ayant un statut d’immigration ou de visa précaire) peuvent se voir refuser la couverture.
L’avortement par instruments est couvert de façon similaire, mais des frais supplémentaires peuvent parfois être exigés. De plus, il est possible que les soins dont vous avez besoin ou que vous souhaitez recevoir ne soient pas offerts près de chez vous, ce qui peut entraîner des coûts de déplacement, une perte de salaire et d’autres dépenses liées à l’accès aux soins.
Si vous avez des doutes concernant votre couverture ou si vous avez besoin d’aide financière, visitez la page de notre Programme d’accès à l’avortement et communiquez avec nous.
Have more questions?
Our Abortion Access team is here for you. We can provide accurate information, connect you to abortion care facilities or community-based supports, and offer financial assistance if needed. Our services are available in English, French, and Spanish with additional languages upon request.
